Bibliographie

Fred Fliege

Bibliographie

Dr Fred Fliege, 2017

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Les résultats de cette investigation tendent à établir que la causalité des syndromes de destinée est à rechercher d’abord dans la stase du sujet en un espace psychique archaïque, dominé par la violence ou l’ambivalence maternelles. Le trait central de ces symptômes consiste en une subordination du sujet au bon vouloir de l’Autre. Quant à sa signification subjective, cette conduite résignée et soumise semble revêtir une fonction réparatrice et incarner une valeur, imaginaire, de monnaie d’échange, en tant que prix à payer pour susciter la bienveillance d’autrui. Ces formations symptomatiques auraient pour but inconscient d’inverser la courbe du destin, mais, in fine, elles s’avèrent produire exactement l’effet inverse.

 

Marges du destin, Destin des marges

Dr Fred Fliege, 2015

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Fred Fliege s’est employé à étudier ici les déterminants inconscients des symptômes de destinée.
Il a notamment interrogé les liens entre la relation d’objet et certaines défaillances de l’instance topique de l’idéal du moi, ainsi que l’incidence de ces conjonctures psychologiques sur les parcours individuels de ses patients.
Ceux-ci souffrent de syndromes de destinée, se traduisant par des fiascos répétés dans leur existence. Cependant, l’auteur illustre comment, grâce aux effets surprenants de la parole, ils parviennent à échapper au sort qui semble s’acharner sur eux, à se réapproprier leur histoire ; enfin, à redécouvrir et à accueillir leur propre désir.

Un syndrome méconnu : Le ‘flash’ chronicisé

Dr Fred Fliege, 2015

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Dans cet ouvrage, le Dr Fred Fliege – Psychologue clinicien, chercheur et enseignant universitaire – se propose de restituer le résultat des investigations qu’il a menées sur la nature, l’origine et le traitement psychologique d’un syndrome méconnu : le ‘flash’ chronicisé.
Il définit ce syndrome en tant que ‘troubles chroniques, consécutifs à une prise (souvent unique) d’un produit psychoactif’. Les personnes souffrant de ces perturbations se disent « bloquées », « collées » ou « scotchées ». Elles déclarent n’être jamais « redescendues » ou « revenues » d’un trip – qui s’apparente dès lors à un « aller-simple » et « sans retour » vers un état de conscience modifié.
L’auteur expose le tableau clinique et l’étiologie de ces symptômes, ainsi que les spécificités du procédé psychologique qu’il a mis au point afin de soigner les patients atteints de ce type de manifestations pathologiques.
Les démonstrations cliniques qu’il présente dans ce livre illustrent l’efficacité que possède son dispositif thérapeutique pour délivrer les sujets dits « scotchés » de leurs souffrances psychiques et de leur vécu déréalisant. Cette démarche psychoclinique – d’inspiration psychanalytique, et prenant en compte les effets du produit – se révèle efficiente pour amener les personnes concernées à revenir de leur incursion angoissante dans l’inconscient, à réintégrer la réalité, et à recouvrer leur place de sujet.

 

Chocs traumatiques Diagnostic et soins psychologiques

Dr Fred Fliege, 2015

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Cet ouvrage a pour objectif premier de vous faire découvrir une ONG d’intervention post-traumatique. Enrichi d’exemples concrets, représentatifs d’une expérience psychoclinique unique, cet écrit retrace l’itinéraire passionnant de SOS-PSY, un groupe de psychologues chevronnés, des femmes et des hommes qui ne ménagent aucun effort pour porter secours à autrui.
Cependant, le livre se propose aussi d’initier le lecteur à la technique du débriefing. Si cette approche thérapeutique a fait ses preuves depuis près d’un siècle, SOS-PSY l’a profondément remaniée, en vue de la rendre opératoire en toutes circonstances, et de la rendre accessible au plus grand nombre.

Le recours au débriefing, encore assez méconnu, se révèle assez abordable, à la seule condition qu’on se conforme aux instructions ici précisées, et notamment celles qui explicitent le déroulement de ses étapes successives.
Si l’on respecte ces directives, on peut appliquer cette technique, en conjuguant rigueur méthodologique et souplesse intuitive, dans les situations les plus ardues, pour dénouer des conflits individuels ou collectifs, et apporter un soutien efficace à des personnes en grande détresse psychique et/ou gravement traumatisées.

Ainsi, ce texte – qui offre un aperçu concis de l’intervention psychoclinique – représente un véritable manuel du débriefing, un outil profitable pour tout un chacun, et essentiel pour les professionnels de la santé mentale.

Psychoses toxiques

 

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En vue d’approcher le statut métapsychologique des troubles consécutifs à l’usage d’hallucinogènes, le Docteur Fliege élaboré et confronté aux données empiriques quatre constructions théoriques, quant à la psychose préexistante, quant au rôle des facteurs de personnalité et d’événements survenus au cours de l’expérience, et quant à l’éventualité d’une organisation pathologique spécifique.

Pour ce qui est de l’hypothèse de la décompensation psychotique, les paramètres spécifiant les positions subjectives ici concernées paraissent, selon l’option théorique adoptée, soit valider, soit infirmer cette conception.

D’autre part, si rien ne permet de supposer que la pathologie aurait été déclenchée sans la prise de drogue, l’hypothèse d’une corrélation entre des facteurs personnels et les troubles développés à la suite de l’épreuve se trouve globalement confirmée par les données cliniques.

En outre, les résultats de cette recherche corroborent la supposition portant sur le rôle déterminant, dans le déclenchement pathologique, d’événements survenus au cours de l’expérience.

Enfin, la récurrence des traits morbides ici repérés – ne s’apparentant à aucun autre syndrome connu – étayent l’hypothèse d’une organisation spécifique des troubles issus de l’ingestion d’hallucinogènes.

Ces pathologies présentent un aspect singulier, de par leur éclosion soudaine et leur allure intrusive, en restant confinées à un espace relativement précis, au sein d’un fonctionnement psychique par ailleurs intact.
L’envahissement du conscient par des formations parasitaires de nature subvocale (relevant de l’hallucination idéo-verbale ou de la présentification de l’objet vocal) est considéré, par l’ensemble des sujets ici présentés, en tant que caractéristique principale de ces désordres. Or, il s’agit là d’un franchissement des coordonnées de la position subjective, de sorte que le sujet, déplacé vers une position d’objet (a), est amené à octroyer à l’Autre une consistance au travers de la présentification objectale.

Cette combinaison des phénomènes morbides relève d’une homogénéité symptomale – quant à la nature, quant à la succession et quant à la combinaison hiérarchisée des traits pathologiques répertoriés – permettant d’identifier les désordres consécutifs à l’expérience hallucinogène, à l’exclusion d’autres symptômes.

Si, formellement, rien ne permet de déterminer la part exacte des facteurs toxiques et non-toxiques dans l’avènement des troubles, en revanche, les résultats de cette recherche tendent à démontrer que les effets de la drogue entraînent une sorte de syncope générale de la fonction symbolique, que le recours à l’imaginaire, dont on sait l’inconsistance, est alors convié à pallier.
Par ailleurs, notre démarche, visant l’investigation de la conjoncture subjective, ne saurait, par définition, opérer de différenciation foncière entre le vécu hallucinogène et d’autres éléments participant au déclenchement de la structure.
Par conséquent, toute démarcation rigoureuse entre ce qui, parmi les perturbations ici abordées, serait caractéristique d’un effet avéré «psychogène» de la substance et ce qui procéderait de l’actualisation d’une faille structurelle paraît, a priori, irréalisable.
Cependant, de manière générale, l’on peut supposer que l’effet hallucinogène, en facilitant l’actualisation d’aspects archaïques du fonctionnement psychique, implique l’accentuation critique de la valeur topique des facteurs événementiels.

D’autre part, bien que l’hypothèse de la psychose préexistante ait été partiellement réfutée par les données cliniques, l’on s’aperçoit que, dans une certaine mesure, les mécanismes ici observés concordent avec une logique forclusive.
Aussi, afin de situer la contrepartie structurelle de ces perturbations, et sous certaines réserves épistémologiques, proposons-nous le recours au modèle de la décompensation psychotique, de façon analogique.

En ce qui concerne l’articulation structurale de ces désordres, i.e. quant aux enjeux de la présentification objectale et quant au repérage du défaut de l’Autre, la pertinence et la fécondité des conceptions lacaniennes au sujet la psychose se voient confirmées.

Par conséquent, sur le plan du diagnostic, les psychoses toxiques pourraient être globalement interprétées en tant que psychose partielle.

Quant à la prise en charge thérapeutique de ces perturbations, le Docteur Fliege a enregistré les succès les plus notables en explorant de manière ciblée, voire ‘active’, les aléas du «noyau fusionnel».

Au cours des thérapies, il s’avère que l’appropriation symbolique, par le sujet, des enjeux de la régression fusionnelle, constituant le mécanisme général sous-jacent aux pathologies consécutives à l’usage d’hallucinogènes, aboutissait à la résolution des troubles majeurs.

Aussi, s’agit-il, pour ce clinicien chercheur de présenter une détresse méconnue, d’élaborer un diagnostic permettant d’identifier une organisation pathologique spécifique, et de proposer des repères analytiques afin de comprendre les enjeux structurels d’un champ clinique jusqu’ici inexploré.

Enfin, les prémisses épistémologiques de ce travail supposant un retour fondamental à la clinique, le psychologue a rapproché ses découvertes des théorisations actuelles de l’appareil psychique.

Or, les classements contemporains des structures – selon lesquels le sujet ne saurait se soustraire aux deux termes de l’alternative d’être ou non inscrit dans l’ordre symbolique – supposent une conception binaire, formelle, de l’appareil psychique.

Cependant, au vu des résultats de cette recherche – constituant un argument en faveur de la relativité de l’organisation psychique – le Fr Fliege s’inscrit en faux contre les postulats quant à la permanence et le caractère absolu des structures.

En effet, le statut potentiellement intermédiaire de la position subjective, qu’il a ici démontré, tend à invalider la conception d’une détermination absolue du psychisme.

En consolidant l’hypothèse selon laquelle une carence structurelle relève d’un certain rang sur l’axe de la logique forclusive, cette recherche permet de récuser non seulement l’aspect binaire de la structure psychique, mais encore l’irréversibilité des troubles.

  SOS-PSY – Le débriefing

 

SOS-PSY – Le débriefing

Cet ouvrage a pour objectif premier de faire découvrir au public SOS-PSY, une ONG internationale d’intervention psychoclinique ; puis, d’introduire à ses principes fondateurs, ses objectifs, sa méthodologie et son action sur le terrain.

Enrichi d’exemples concrets, représentatifs d’une expérience psychoclinique unique, cet écrit retrace d’abord l’itinéraire passionnant d’un groupe de psychologues chevronnés, des femmes et des hommes qui ne reculent devant rien pour porter secours à autrui.

Le deuxième propos du livre consiste à initier le lecteur, même parfaitement novice en matière de psychologie, à la technique du débriefing. Si cette approche thérapeutique a fait ses preuves depuis près d’un siècle, SOS-PSY l’a profondément remaniée, en vue de la rendre opératoire en toutes circonstances, et de la rendre accessible au plus grand nombre.

D’ailleurs, le recours au débriefing, encore assez méconnu, se révèle assez abordable, à la seule condition qu’on se conforme aux instructions ici précisées, et notamment celles qui explicitent le déroulement de de ses étapes successives.

Si l’on respecte ces directives, on peut appliquer cette technique, en conjuguant rigueur méthodologique et souplesse intuitive, dans les situations les plus ardues, pour dénouer des conflits individuels ou collectifs, et apporter un soutien efficace à des personnes en grande détresse psychique et/ou gravement traumatisées.

Ainsi, ce texte se veut aussi un manuel à l’intention des particuliers, des familles et des couples, du personnel d’entreprise, des établissements scolaires et/ou spécialisés, des hôpitaux ; puis, d’individus ou de groupes en situation de crise ou de conflit. Il est conçu comme un précis de l’intervention psychoclinique, un outil profitable pour tout un chacun, et essentiel pour les professionnels de la santé mentale.

Enfin, il s’adresse à tous ceux qui risquent d’assister, dans leur sphère privée ou dans leur vie professionnelle, à un événement potentiellement traumatisant, à l’accès psychopathologique d’un tiers ou à toute sorte d’affection comportant une contrepartie psychologique.

La dernière partie de l’ouvrage expose les avancées récentes de la recherche sur la méthodologie et la praxéologie du débriefing, à mettre en œuvre pour permettre aux victimes d’un choc traumatique de métaboliser symboliquement leur vécu douloureux, et de réintégrer leur place de sujet.

Ce chapitre ne manquera pas d’intéresser tous ceux qui s’attèlent à l’exploration de l’appareil psychique, et qui sont confrontés aux questions que soulève le fonctionnement de l’inconscient.

 Malheur dans la cité (Fred FLIEGE)

 

 

 

Dans ma fonction de psychologue clinicien au sein de l’association SOS-PSY, je rencontre au quotidien des adolescents qui se plaignent d’être « mis au ban de la société », d’être « bâillonnés ». Beaucoup d’entre eux participent à des mouvements « extrémistes » dont certains ont même été infiltrés par des partisans du djihad.
Au cours de mes interventions, j’ai pu m’apercevoir que ces groupements attribuaient leurs activités, de la consommation de substances illicites jusqu’au militantisme violent, à « l’impossibilité de se faire entendre » ou à « l’indifférence générale dont ils faisaient l’objet ».
Se trouvant dans l’impossibilité de vivre une sexualité satisfaisante, certains de mes patients souffrent en permanence d’un besoin inassouvi.
Et, n’étant pas à l’abri de l’ascendant d’activistes de tous bords, ils sont à la merci des influences les plus obscures, et exposés à des idéologies douteuses, y compris à la tentation terroriste.
En menant mon investigation auprès des occupants d’un squat montpelliérain, j’ai repéré le cheminement des déplacements successifs de la libido, ainsi que les rapports entre désir, interdit social et « frustration », puis entre le défaut d’accomplissement génital et la démarche militante, pour parvenir à une certaine compréhension des processus psychiques conduisant à l’engagement violent.

Chez les scotchés (Fred FLIEGE)

 

 

 

Les communautés de scotchés s’emploient à bannir, en la figeant par l’imaginaire, la différence, vécue comme périlleuse pour la survie du moi individuel et celle de la collectivité. Elles tentent d’instituer, en guise de la loi du père, une « loi du pair », et décrètent des modes de conduite qui excluent toute spontanéité.
Au lieu d’être organisé autour de l’instance de l’idéal du moi, l’espace intracommunautaire consiste en un système de défenses imaginaires, habituellement intrapsychiques, mais traduites ici en un acte (pacte) social à l’encontre d’angoisses archaïques.
La soumission à cette exigence implique la négation de l’altérité, de sorte que l’application de l’idéal communautaire résulte en la réduction pure et simple de l’autre au même.
L’impossibilité d’exprimer des points de vue divergents débouche ici sur une alternative à trois termes, à savoir la discorde, le mutisme ou le simulacre.
En exigeant l’extension de l’ordre privé au domaine public, ces procédures ambitionneraient la coïncidence entre les espaces individuel et collectif.
Une mise en œuvre conséquente de ces procédés suppose l’abolition des sujets individuel et collectif en tant que tels.

Toutefois, tout en tentant de coordonner les implications psychiques et sociales de ce que l’on peut désigner, sous certaines réserves épistémologiques, comme un « état-limite », ces communautés risquent de basculer, dans le cas où la faille symbolique s’actualiserait, vers un fonctionnement social aux traits proprement psychotiques.

Tout se passe ici comme si la fonction communautaire résidait principalement en une défense dirigée contre l’actualisation de la jouissance Autre – consubstantielle au « manque du manque », c’est-à-dire au retour de l’objet a ou à l’avènement, dans le réel, d’un signifiant « partiellement forclos », et à la fusion relative entre les places respectives du sujet et de l’objet.
Ainsi, les objectifs partagés de ces communautés semblent d’abord porter sur une protection du sujet – au travers de la poursuite d’un idéal répondant aux exigences du surmoi maternel (n’ayant ici rien perdu de sa férocité primitive) – à l’encontre des effets de jouissance.
En élaborant et en respectant un ensemble de règles, les membres de ces communautés paraissent rechercher une maîtrise de l’abord objectal, tout en instaurant une suppléance à l’idéal du moi.
Par ailleurs, quant à la question du degré d’intégration de la structure, notons que la capacité de ces sujets à se conformer à une réglementation semble corroborer l’hypothèse de leur accession partielle à la métaphore paternelle, c’est-à-dire à la castration symbolique.
Cependant, sur le versant de la béance structurelle (et des mesures palliatives déployées à son encontre), la mise en place de principes collectifs – censés couvrir la totalité des rapports interindividuels – paraît faire ici office de suppléance à la métaphore paternelle.

 

De bonne famille

 

« Alors qu’il se déchaînait sur le pauvre gosse, ses acolytes maintenaient fermement les deux fillettes – l’orpheline et ma tante – pour les empêcher de hurler.
Mon géniteur agrippa les cheveux du petit mutin pour lui plonger la figure dans les flots.
Il la fit ressortir une seule fois – de sorte que ses camarades pussent voir la terreur qui se peignait sur son visage, avant de l’enfoncer, pour de bon, sous les eaux du Danube.
Il immergea le garçonnet dans l’eau glacée jusqu’à ce qu’il cessât de bouger.
Karl s’assura qu’il ne donnait plus signe de vie avant de desserrer son étreinte. Le frêle corps fut immédiatement emporté par le puissant courant du fleuve.
Friand de cruauté, mon père était en voie de devenir un expert de la mise à mort. »

Un roman qui fait froid dans le dos. Mêlant expérience personnelle, vérité historique et imagination galopante, le narrateur nous plonge dans un univers de perversité et de souffrance qui le mènera, de Munich à Paris, sur les chemins de la marginalité et de l’art comme moyen d’expression. D’une plume belle et rebelle, il dit sans honte ni détour son parcours, le passé trouble d’une partie de sa famille, et la douleur de vivre. Un roman coup de poing, qui nous apprend beaucoup sur l’espèce humaine, sur ses vices comme sur ses vertus.

 

Les scotchés – l’épreuve hallucinogène

 

 

Cette publication consiste à introduire le lecteur à l’approche psychanalytique des troubles consécutifs à l’absorption d’hallucinogènes.

Ces substances, telles le LSD-25, constituaient le principal support psychoactif du mouvement psychédélique des années 1970, mais leur consommation diminuait dans tous les groupes sociaux au cours des années 1980.

 A l’heure actuelle, leur usage connaît un essor inédit (que ce soit sous forme naturelle, notamment les psilocybes et le peyotl, ou synthétique, comme les drogues de synthèse).

 A côté des anciens motifs d’initiation et de révolte contre l’ordre établi, on retrouve de plus en plus fréquemment une dimension récréative et solitaire.

 Si l’usage de ces drogues est actuellement en recrudescence, en revanche, jusqu’ici, aucune recherche psychologique – mise à part les investigations du Dr Fred Fliege – n’a été menée sur les troubles que l’expérience hallucinogène est susceptible d’entraîner.

 Le Dr Fliege nous propose de l’accompagner dans l’exploration de l’inconscient, et de comprendre les processus sous-tendant ces perturbations.

 Enfin, l’auteur expose magistralement son dispositif thérapeutique, qui permet de soigner efficacement ces pathologies – encore largement méconnues par la communauté scientifique.

Destin et figures du père

 

 

 

Psychanalyste et écrivain, qualifié Maître de Conférences en psychologie clinique, chercheur au CNRS et Chargé de Cours à l’Université de Montpellier III depuis 2002, F.Fliegefigure parmi les pionniers de « la psychanalyse hors les murs ».

Mais il est surtout réputé pour avoir, le premier, soigné efficacement des sujets psychotiques.

Cette recherche – visant à repérer les mécanismes psychiques à l’œuvre dans la marginalisation sociale – se situe à cheval entre l’enquête sociologique et l’investigation psychanalytique.

Extraits : « Les processus d’exclusion sociale, à l’œuvre dans la plupart des sociétés, semblent s’accompagner fréquemment de souffrances psychiques particulières dans notre ère postmoderne, caractérisée par l’insécurité sociale, de la peur de l’autre ou des alliances communautaires.

Lors de mes interventions, je suis confronté, au quotidien, à de telles personnes, dépossédées de la maîtrise de leurs conditions d’existence, mais aussi de toute ambition, de tout espoir.

Cette investigation ne porte que sur les cas de figure où l’exclusion sociale n’est ni choisie ni sublimée, mais où elle est vécue comme une « mise au ban » forcée, non assumée par le sujet, et en tant qu’elle peut faire symptôme.

Depuis environ dix ans, la population des exclus, dans la ville de Montpellier, connaît un accroissement prodigieux. Ce développement coïncide par ailleurs avec une véritable explosion des demandes de prise en charge adressées à SOS-PSY.

Enfin, depuis le début de l’expansion de ce phénomène, je me vois confronté à des patients dont l’analyse semble stagner, et qui se montrent réfractaires à la poursuite de la cure en cabinet ».

« A l’heure actuelle, tandis que d’autres manifestations pathologiques, tels que la dépression et la désocialisation, perdurent, les discours subjectifs apparaissent comme figés autour de la question du désamour paternel.

Par conséquent, l’on peut envisager l’éventualité d’un lien causal et/ou structurel entre, d’une part, cette destinée «hors du monde», et, de l’autre côté, l’éprouvé subjectif du défaut d’amour et de reconnaissance par le père ».

« En vue de circonscrire les mécanismes inconscients ici à l’œuvre, j’ai échafaudé une série de propositions portant sur d’éventuelles conditions supplémentaires, non répertoriées par les théories psychanalytiques actuelles, de validation de la métaphore paternelle ».

Psychanalyse et psychose

 

 

Le fait d’accepter de diriger la cure d’un patient psychotique et marginalisé représenterait-il, en soi, une concession inconsidérée aux principes analytiques ? Impliquerait-il une aliénation de l’appareil analytique exposant le sujet à une aggravation de son état ?

Sans vouloir couper court à ces interrogations, force est de constater que certaines données empiriques semblent infirmer dores et déjà les objections susmentionnées.

Le patient ici présenté a réussi à s’approprier symboliquement une vérité subjective, ayant fait l’objet d’un déni. Ainsi, il semble avoir pris ses distances d’avec sa place imaginaire de « fils dédaigné » par le père, pour s’assigner une position de « fils jalousé » par celui-ci.

Son cheminement d’un positionnement imaginaire, pathogène, vers l’acceptation d’une vérité subjective lui aurapermis de récupérer symboliquement les assises intactes de son idéal du moi. Sur le plan symptomal, les manifestations morbides d’allure psychotique – néologismes, hallucinations et formations délirantes -, ainsi que la thymie dépressive, ont complètement cédé.

Si le tableau clinique en début d’analyse paraît confirmer l’hypothèse d’une psychose, la disparition complète des troubles du patient supposerait soit l’inexactitude d’un tel diagnostic, soit la réversibilité des effets d’une actualisation forclusive, soit encore la relativité structurale – i.e. quant à l’atteinte sélective des défenses névrotiques.

Par ailleurs, l’on pourrait envisager une conception du sujet comme étant différencié de « sa » structure, et dont il s’agirait, dès lors, de repérer le positionnement inconscient qu’il s’est assigné.

Corrélativement, l’on pourrait concevoir la « fragilité topique » comme universelle mais relative, ce qui reviendrait à accorder à la notion de « degré » le statut d’un concept épistémologique.

Saison thaïe – Livre Témoignage de Fred Fliege

 


L’ONG française SOS-PSY mandate Franck, psychologue et médiateur, pour accomplir des missions en Thaïlande. Sa tâche consiste à apporter du soutien psychologique aux farangs en détresse morale, puis à conduire des négociations avec les insurgés du Sud thaïlandais. Au cours de son itinéraire tumultueux, il s’entiche de la ténébreuse June, et plonge dans les turbulences d’une romance improbable. Lors d’une tractation particulièrement délicate, il est pris pour cible par des tireurs embusqués. D’un naturel plutôt pacifique et réservé, le voilà précipité dans un engrenage infernal qui risque de le broyer à tout moment…
Porté par une immersion efficace et un suspense insoutenable, le thriller du docteur Fred Fliege nous convie à partager l’univers fascinant de son narrateur et les secrets de la résistance souterraine contre des réseaux politico-mafieux. Autour du périple extravagant d’un paisible médiateur catapulté, par un formidable concours de circonstances, dans un conflit aux retombées internationales, Saison thaïe, entre exploits homériques et intrigues poignantes, tient le lecteur en haleine de la première à la dernière ligne.

Destin thaï – mission en eaux troubles

 

Les mots me semblent parfois trop imprécis, trop inconsistants pour dépeindre mon périple en Thaïlande. Ils suffiront, au mieux, à évoquer de façon approximative une expérience à la fois poignante, douce et complètement déstructurante.

Lorsqu’une ONG française, SOS-PSY, m’envoya pour la première fois en ce pays, elle me chargea d’initier mes homologues thaïs aux techniques de médiation, en  l’occurence avec les insurgés du Sud.Cette mission n’était pas de tout repos, puisqu’il me fallait souvent l’accomplir dans le feu de l’action.Mais, ce fut après avoir rencontré l’amour que je dus affronter les épreuves   les plus périlleuses, aux rebondissements multiples et aux dénouements les plus inattendus.Mon parcours fut, dès lors, parsemé d’embûches, et des moments de bonheur inouï alternaient avec le désespoir le plus profond.

 

Adieu Munich – Coulisses de l’ingérence

Mes procréateurs avaient élevé au niveau de l’art la duperie, et la fourberie et l’imposture.
Fervents adeptes du nazisme, ils cultivaient l’hypocrisie avec une virtuosité qui aurait fait pâlir d’envie un jésuite vichyste. Ces spécimens se faisaient passer pour les champions émérites d’une vertu immaculée, et s’entouraient de personnalités influentes, comme s’ils avaient anticipé que leur vie serait faite de crimes dont la monstruosité défiait l’imagination.
Pour me soustraire à leur emprise morbide, je me suis exilé en France où j’ai connu l’amour et les joies de la paternité. Mais, tout a basculé quand mes ascendants ont retrouvé ma trace. Ne me pardonnant pas d’avoir osé les défier, ils menaçaient d’anéantir mon bonheur, si durement acquis. Du jour au lendemain, je me trouvais engagé dans un combat meurtrier, et sans retour, contre une puissante confrérie néonazie aux ramifications internationales.

Leçon Thaïe

Enquêteur au service des causes perdues, je fus récemment chargé d’instruire   un « vilain cas de rançonnement dans le Buriram, en Thaïlande ».

Des fonctionnaires fripons s’étaient mis d’accord pour extorquer à un paysan   – n’ayant rien à se reprocher – cent cinquante mille Bath (environ 3 500 €uros).   A l’issue d’un procès truqué, il fut condamné à verser la rançon ou à croupir en   prison pendant cinquante ans !

Mon rôle consistait à mener un reportage fouillé, et à publier un papiper tranchant sur ce litige odieux. Or, en cours de   route, l’investigation se transforma en une véritable opération coup de   poing.

Les bunny-hunters – ces tueurs à   gages qui pullulaient en Thaïlande, exécutant des contrats pour dix mille   Bath (environ 210 €uros) – étaient censés me supprimer dès que je pointerai mon   nez dans cette affaire.   Or, ils ne s’attendirent pas à une riposte de ma part en plein milieu de   leur fief. Ce fut ainsi que je me vis entraîné dans des courses poursuites et   des fusillades dont l’issue resta plus qu’incertaine.

En dépit des péripéties dantesques de mon enquête, la rencontre avec ce pays   surprenant et multicolore me permit de vaincre la résignation, la peur, la   culpabilité et autres mauvaises conseillères qui m’avaient empêché de vivre   depuis si longtemps.

 

Approche psychanalytique des troubles consécutifs à l’usage   d’hallucinogènes – toxicité et structure

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