Fred Fliege

Péripéties d’un gars confiant

Drôle d’éditeur, drôle de justice

Psychologue, qualifié Maître de Conférences en psychologie clinique, Fred FLIEGE adressa le manuscrit de son premier roman, Adieu Munich – Une enfance allemande, aux éditions Bénévent (Nice) en août 2008.

A sa joie, le 15 septembre 2008, le « Directeur de la publication », Jean-Charles NORMANT accepta de publier l’ouvrage, en réclamant une « participation aux frais de maquette, de 3660 euros ».

Fred fut surpris par cette exigence puisque rien ne laissait présager qu’il s’agissait d’une édition à compte d’auteur. Mais, après quatre années de travail acharné, la publication de son livre lui tenait beaucoup à cœur, et s’acquitta de la somme demandée.

Pour réunir les fonds nécessaires, il se sépara de sa collection de gravures anciennes, de son matériel hi-fi et de trois quarts de son mobilier.

Le 31-10-2008, il signa un contrat avec M. Jean-Charles NORMANT, stipulant que la promotion, la distribution et la vente incomberaient à l’éditeur qui reverserait 20% (cinq euros) par livre vendu (au prix de 25 euros) à l’auteur.

En février 2009, Adieu Munich fut mise en vente. Depuis lors, et jusqu’à ce jour, Fred FLIEGE rencontre plusieurs centaines de lecteurs tous les mois, que ce fût lors de manifestations littéraires ou dans son café « attitré » (le Rebuffy) à Montpellier, à l’Université Montpellier III ou encore devant son domicile, à Frontignan.

Son livre – dont l’intérêt sociologique et psychologique n’avait échappé à personne – commençait à faire des vagues partout en France, mais aussi à l’étranger, comme en Algérie (où il a fait l’objet d’un article dans El Watan).

En mars 2011, Bénévent, représenté par M. NORMANT, ne reconnaissait dans ses « redditions de comptes » qu’une cinquantaine de ventes, en deux ans !

Cherchant une solution à l’amiable, Fred FLIEGE leur avait téléphoné durant toute cette période, envoyé des mails et des courriers postaux à profusion, sans jamais recevoir de réponse.

En mai 2011, excédé, mais confiant en la probité de la Justice, l’auteur s’adressa à une avocate de Montpellier, Maître Isabelle DAUTREVAUX, versée dans le droit de l’édition.

Certain de son bon droit et assuré par l’avocate d’obtenir gain de cause, Fred régla – entre le 12-5-2011 et le 21-11-2011 – cinq factures (598,00 euros, 986,70 euros et 565,71 euros à Maître DAUTREVAUX ; 367,64 euros à sa collègue à Nice, Maître Valérie BARDI ; 100,00 euros à l’huissier niçois, Elisabeth TRULLU), totalisant 2.618,05 euros.

Avec le concours de Maître DAUTREVAUX, l’auteur avait réuni un nombre suffisant de témoignages pour obtenir une condamnation de Bénévent. Cependant, afin d’étayer son argumentation, l’avocate n’a d’abord exigé qu’un contrôle des comptes de l’éditeur. Celui-ci refusa d’obtempérer, et alla jusqu’à refuser de communiquer les coordonnées de son imprimeur.

Enfin, le 15-12-2011, au Tribunal de Grande Instance de NICE, la « vice-présidente » Bernardette RIVIERE-CASTON a rendu un jugement en référé.

Et, comble de l’ironie, Me RIVIERE-CASTON a purement et simplement rejeté la demande du contrôle – aussi élémentaire et légitime que n’importe quelle autre vérification comptable.

Dans sa naïveté candide, l’écrivain avait cru pouvoir se mesurer, devant la Justice, de surcroît à NICE, avec un géant financier dépourvu des scrupules les plus élémentaires, comme Bénévent.

Spolié de ses droits d’auteur, Fred FLIEGE se trouve maintenant dans le dénuement le plus total. Et, s’il ne peut plus subvenir à ses besoins vitaux, comment fera-t-il pour faire appel de ce drôle de « jugement » ?

===========================================================

Voici une lettre qui – quelle que soit notre affiliation politique – fait état de la courtoisie et de la correction de notre Ministre de la Justice. Ce courrier établit aussi les raisons de l’impunité des magistrats, et les raisons pour lesquelles, en fin de compte, une juge ne court aucun risque à refuser l’inspection de la comptabilité douteuse d’un notable (M. Normant des « éditions » Bénévent) de sa ville (Nice). Une fois de plus, à bon entendeur !

 

5 thoughts on “Péripéties d’un gars confiant

  1. une amie déja dans le besoin a payé 3200 e pour un livre de 190 pages comme vous elle tenait a coeur d’éditer son 1 livre -ces éditeurs,car il n’est pas le seul qui joue sur les sentiments ,les émotions d’un 1 livre -moi chez un autre j’ai payé 3450 e mais pour 450 pages ,c’est moi qui est du faire ma pub -difficile lorsque l’on connait personne et que l’on ne s’appelle pas nothom ,marc lévy,angot, anie arnault etc qui sortent un petit bouquin tout les ans -puis il y a les copains des copains et le negres des copains ,des célebritées etc…j’ai maintenant un autre éditeur je ne paie rien mais je dois lui acheter un certain nombres de livres 30 a 60 aprés je me débrouille pour les vendre-!! mais cher monsieur c’est pas la fortune ,voir « les tribulations d’une parisienne » 500 pages sur amazone etc….

  2. Bonjour Fred,
    Il m’est arrivé exactement la même mésaventure que vous avec mes « Billets d’humour d’une Happy-Boomeuse » publiés aux éditions Bénévent en 2010. Je n’ai jamais pu obtenir le moindre chèque d’acompte sur mes ventes, malgré de multiples relances, mails, courriers en recommandé etc. Le service comptabilité si prompt à encaisser mes différents chèques était aux abonnés absents pour s’acquitter de mes droits d’auteur !
    Je suis tout à fait partante pour une action commune. Ces gens là, Jean-Charles Normant en tête sont purement et simplement des escrocs. Je pense que nous sommes nombreux à nous être fait avoir.
    Bien cordialement,
    Marie-Odile

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *